Transcender l’image des terrils : Les Lieux ont relevé le défi, en accueillant durant trois semaines en résidence Naoya Hatakeyama, l’un des photographes japonais les plus renommés de sa génération, pour un travail artistique dépassant les clichés traditionnels. Objectif : immortaliser le bassin minier (appelé à être classé au patrimoine mondial de l’UNESCO) au moment même où il renaît. Pour mettre en valeur le passé industriel, Naoya Hatakeyama s’est attardé sur les terrils, seuls vestiges du labeur et des luttes sociales du début du 20e siècle. L’artiste a réinterrogé à sa manière ces imposants vestiges de « l’après-mine ». Les Lieux ont financé le travail photographique et la production. Le collectif a ainsi donné les moyens au photographe de mettre en lumière l’étonnant paradoxe des ces colosses de poussières arides et de leurs écosystèmes si fragiles. Derrière les paysages, Les Lieux entendent également transmettre un message fort, soulignant les années de labeur et de luttes d’hier qui ont contribué aux acquis sociaux d’aujourd’hui. C’est d’ailleurs ce qui fait toute la beauté de la quinzaine de photos, prochainement exposées au Centre historique minier de Lewarde. L'exposition a été installée au centre historique minier de Lewarde, du 1er février au 20 mars 2010.
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