Déconstruire les certitudes et les reconstruire de façon instable : c’est parce que l’œuvre de Mounir Fatmi s’inscrit toujours dans ce processus qu’elle a séduit Les Lieux. Le vidéaste-plasticien, qui va jusqu’à ôter les majuscules de ses nom et prénom, vit entre Tanger et Paris. Son travail a déjà été exposé à Venise, Zurich, Paris, Londres ou encore Tokyo.
mounir fatmi refuse toujours les formes rencontrées au quotidien, afin d’échapper à l’embrigadement culturel, national, économique, religieux ou social. Ses vidéos, installations, dessins, peintures ou sculptures mettent en avant nos propres contradictions. Quand on découvre par exemple un drapeau américain sur lequel un mot arabe est écrit en lettres d’or, on se rend compte que le choc des civilisations n’existe pas car le message, c’est justement « j’adore les Etats-Unis ».
Pour encourager cette pensée à contre-courant, Les Lieux ont co-produit le livre « Fuck the Architect », catalogue de mounir fatmi sorti à l’occasion de sa participation à la Première Biennale de Bruxelles (du 19 octobre 2008 au 4 janvier 2009) et de son exposition au FRAC Alsace (du 5 février au 17 mai 2009). Illustré de nombreuses photographies en couleur de la plupart de ses travaux récents et enrichi de plusieurs textes de spécialistes de son œuvre, cet ouvrage constitue à ce jour la première monographie en anglais majeure de mounir fatmi.
Une monographie de mounir fatmi, co-produite par Les Lieux, est en vente à l’espace Boutique. Des multiples d’une sérigraphie seront également bientôt disponibles…
© Mounir Fatmi
"Gardons espoir" engage un dialogue entre l’œuvre de Warhol et le minimalisme américain.
© Mounir Fatmi
La chaise électrique a pris une place, certes ambiguë, dans la culture populaire.La série d’ « electric chairs », produite par Warhol dans les années 60 parmi d’autres « death and disasters », a peut-être contribué à la popularité morbide de cette représe
© Mounir Fatmi
L’utilisation de la cassette VHS comme matériau de construction –un vocable récurrent chez mounir fatmi dans un emploi inédit ici- oppose à la plastique pop une esthétique puisant ses racines dans la rigueur des compositions géométriques de l’art concret
© Mounir Fatmi
Selon la manière dont on se positionne, l’objet se fond dans son environnement, son volume se trouve comme rattrapé, avalé dans le quadrillage des motifs.
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