Nicolas Milhé

Une esthétique de la perturbation

 

Ses œuvres minimalistes n’oublient jamais d’être ironiques. Son terrain de jeu ? La perturbation des repères, la manipulation des formes et la transformation des représentations physiques, humaines, économiques ou politiques. Par exemple, l’exposition We are est une projection du monde où seuls subsistent les Etats-Unis. Dans la même veine, Paradis (2003) présentait un archipel constitué des 74 paradis fiscaux jusqu’à présent reconnus par l’ONU. Pyramides (2006) utilise les données démographiques de la France et du Congo pour construire deux immeubles. L’exposition Casus belli souhaite mettre l’art à l’épreuve de l’architecture, plongeant le spectateur dans un espace faussement insurrectionnel. L’esthétique de perturbation de Nicolas Milhé, remarquée sur la scène nationale, réussit ainsi à singer la réalité grâce à la manipulation des langages les plus abstraits.

 

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